vendredi 5 avril 2013

La descente de la Dordogne en Kayak
 
L'idée germe un an auparavant pendant mes vacances d'été.
On est en août 211, je suis dans un camping près de Saint Lary dans les Pyrénées où je fais de la randonnée pédestre.
Un soir en marchant près d'un torrent, je me dis que je referais bien un peu de kayak.
Mais l'idée de faire une descente de 2h et de remonter en minibus ne m'enchante pas.
J'ai l'envie de mêler les plaisirs de la randonnée avec la pratique du kayak.
L'idée me plait, je sais maintenant que j'ai un an pour m'organiser et me préparer.
Par où commencer ?
Tout d'abord une rivière : J'ai hésité longuement avec plusieurs idées comme la Loire, le canal du midi ou encore le Verdon.
Au final mon choix s'est arrêté sur la Dordogne.
Le choix s'est porté sur cette rivière pour plusieurs raisons. C'est l'un des rares cours d'eau où je pouvais naviguer sur plus de 200 km sans croiser de bateaux, ni de barrages. De plus le paysage est très joli et le soleil est souvent au rendez-vous dans cette région.
A l'époque je ne suis pas équipé de GPS de randonnée. Je décide donc de préparer un road book papier (plastifié) qui me permettra de me guider lors de ma randonnée. Ca peut paraître bête, mais sur l'eau il n'y a aucune indication pour vous dire si le camping devant lequel vous passez est le vôtre ou pas.
Dans le même temps, il faut que je me trouve un bateau. Après de multiples réflexions, mon choix se porte sur un kayak pneumatique (Le sevylor K1).
Les avantages sont nombreux, il est facile à stocker et à déplacer.
Il faut maintenant que j'équipe ce bateau pour pouvoir naviguer pendant une semaine en toute autonomie.
Je me rends compte que j'ai beaucoup de choses à faire tenir sur une très petite surface et en plus à la fin il faut que ça flotte. C'est désormais la chasse au poids et aux volumes.
Ci-dessous une photo des bateaux. le mien est le jaune. Le orange est celui de Cédric mon cousin qui a pris la bonne décision de venir relever le défi avec moi.


Le bateau et le matériel trouvés, les tests de chargement et les essais vont être nombreux avant de trouver le bon équilibre et la solution la plus efficace.

Notre itinéraire est prêt, nous avons tout notre matériel et notre organisation se finalise.
Nous partirons d'Argentat pour arriver à Trémolat 200km plus bas.
Nous partons à deux voitures, en arrivant en Dordogne, nous déposons le véhicule de Cédric à Trémolat en fin de parcours et nous remontons à Argentat avec ma voiture.

Le 10 août 2012 : nous arrivons en fin d'après-midi au camping municipal d'Argentat.
C'est le premier jour, plein de questions nous traverses encore la tête. Nous sommes à la fois contents d'être là après tant d'attente et de préparation mais la fois songeurs face à ce qui nous attend.

Le 11 août 2012 : C'est le jour J.
Aujourd'hui nous mettons les bateaux à l'eau pour attaquer les premiers Km.

 


Nous avons parcouru une distance de 26 km d'Argentat jusqu'à Beaulieu sur Dordogne pour rejoindre le camping "les îles".
Une première journée de navigation très sympa avec beaucoup de petites zones rapides.
Le soir au camping c'est le premier bilan. Le dos et les bras ont résistés à cette première étape, en revanche mon co-équipié a eu des petits soucis avec son matériel : une tong perdue et le sac de couchage a pris l'eau. Et bien y a plus qu'à faire sécher les affaires et à jeter la deuxième tong !

Le 12 août 2012 : Nous partons du camping les îles à Beaulieu pour rejoindre le camping "les Granges" à Vayrac.
Nous voyons défiler 25 km de paysages extraordinaires sans se douter de ce qui nous attend au bout.
Nous arrivons au camping, et on découvre une jolie berge qui culmine à plus de 3 mètres sur des centaines de mètres. Heureusement on trouve un escalier, mais comment allons-nous monter les bateaux et le matériel pour la nuit.


Nous trouvons une rampe avec des rouleaux. Quelques cordes et un coup de main du voisin plus tard et l'affaire est réglée.

Le 13 août 2012 : départ 8h00 en direction du camping "la rivière" à Lacave pour une étape de 20 km.
Un magnifique paysage de falaises blanches nous a accompagné toute cette journée.




Nous avons également croisés quelques grottes et des rapides.



Le matin du 14 août, c'est notre 4ème jour de raid.
Nous avons pris un rythme et une habitude pour plier et charger notre matériel.
Nous avons devant nous une petite étape de 15 km, qui nous fera passer le cap de la moitié du parcours et arriver à Souillac au camping "Les Ondines".
Cependant nous faisons le choix de garder notre rythme matinal, ce qui nous permettra de profiter d'une sieste et de la piscine cet après-midi.
Notre temps disponible sur cette petite étape nous permis de nous essayer à quelques coups de lancer à la cuillère dans l'espoir de sortir  1 ou 2 poissons et pourquoi pas le repas du soir.
Du coup je vais vous faire tout de suite le bilan de la semaine comme ça on va gagner du temps :
2 pêcheurs + tout le matériel qui va bien + une superbe rivière pleine de poissons = 00 prise.
Voilà c'est comme ça, d'ailleurs ne posez pas de questions, nous n'avons pas la réponse !!!




15 août : étape de 23 km pour rejoindre Carsac-Aillac au camping "Le rocher de la cave".
Ce jour là comme tous les autre d'ailleurs nous ne nous lassons pas de ces paysages magnifiques, et on a la chance d'être accompagnés par le soleil.
Toujours à la force de la pagaie et les yeux rivés sur le road-book nous avançons en comptant les ponts, les îles et les virages pour ne pas rater notre campement.
Ce jour là on verra défiler 9 îles, 5 ponts et 12 virages.
Nous arrivons au camping "Le rocher de la cave". Il est facile à trouver, car bordé d'une longue et large plage de galets où les gens viennent se baigner ou pêcher.
Pour nous c'est très appréciable, car le débarquement est simplifié.
Comme d'habitude, l'un de nous 2 gardes les bateaux, pendant que l'autre rejoint l'accueil du camping pour récupérer l'emplacement.
Comme toujours, lors du débarquement nous avons droit aux séries de questions des vacanciers qui s'étonnent de voir des kayaks avec un tel chargement.
C'est pour nous l'occasion de partager un peu notre périple et d'échanger avec les gens que l'on rencontre.



Ce soir là pour la première fois la pluie s'invite à l'heure du dîner.
Elle nous a fait l'honneur de nous accompagner toute la nuit jusqu'au petit matin.

Le 16 août réveil difficile à 6h00 sous une pluie battante.
32km nous attendent, donc pas le choix, il faut plier et partir.
Et oui jamais facile de plier de nuit sous la pluie, mais il faut rassembler ses forces, car le plus dur sera dans le bateau.
Nous avons eu de la chance, car le temps de plier et charger les bateaux, le temps s'est éclairci et nous n'avons pas revu la pluie durant le reste de la semaine.
Au final une journée grise, mais avec de très beaux paysages de falaises luxuriantes de végétation et de grottes.

Les loueurs de canoë ne lésinent pas sur les moyens
La preuve que le matériel ne fait pas tout !!!

L'étape est bouclée, c'était la plus longue du raid et nous ne sommes pas mécontent d'arriver.
Demain c'est la dernière étape, et pas des moindres car elle fait quand même 30km.
Ce que j'ai oublié de préciser, c'est que depuis notre départ, plus l'on avance, plus la rivière est large et calme, donc moins il y a de courant, plus il faut tirer sur les bras.



Le 17 août : C'est le dernier jour. Nous sommes rongés entre 2 sentiments. Celui de se dire que l'on est sur le point de réussir et l'autre qui nous rappelle que c'est bientôt la fin.
En tout cas le soleil est de la partie sur cette étape, peut-être même un peu de trop.
Nous avons à parcourir 30 km sur une eau d'un calme déconcertant. Pas le moindre courant pour nous alléger la tâche. Il fait une chaleur épouvantable et nous ne savons plus comment nous protéger du soleil.
Sur cette étape, les fonds des deux bateaux ont été déformés par la chaleur.
Nous ne perdons pas notre motivation, car nous savons que la ligne d'arrivée n'est plus très loin.
Puis soudain après des km à la force des bras, au détour d'un pont nous voyons apparaître le camping de Trémolat. Celui-là même où nous avions déposé notre voiture une semaine auparavant.
La joie et la fierté prend sur nos visages la place de la fatigue et des coups de soleil.

Le dernier coup de pagaie !

Et oui c'est fait, nous avons parcouru 200 km sur nos kayaks pneumatiques sans assistance extérieure.
Arrivés au camping, nous nous hâtons de monter nos tentes avant d'aller fêter notre réussite autours d'une pizza dans le petit centre de Trémolat.
Après une bonne nuit, il nous faudra demain remonter notre parcours par la route pour aller récupérer ma voiture laissée à Argentat puis reprendre la route du nord.


Ce fût une très belle expérience que je conseille à tous ceux qui aiment le sport et l'évasion.
Bien entendu je suis prêt à échanger d'avantage sur cette randonnée avec ceux qui voudraient tenter l'expérience (ou pas).



Comment en arrive-t-on à sauter d'un avion en vol ?
 
Pour moi, ça a commencé en 1997.
Lors d'un stage d'une semaine à Grenoble où je passe un brevet de surveillant de baignade, je fais la connaissance d'un formateur dont j'ai oublié le nom qui est parachutiste dans la gendarmerie.
Durant cette semaine, il nous parlera beaucoup de sa passion et ça ne tombera pas dans l'oreille d'un sourd.
A l'époque, gros dilemme : Brevet de para ou permis moto.
Ca sera finalement la moto qui l'emportera.
L'idée de faire de la chute libre ne me quittera pas pour autant, et dès que l'occasion se présente, je vais faire du saut à l'élastique.
Pour diverses raisons le temps passe, jusqu'au jour où tout arrive en même temps.
Dans un premier temps je me vois offrir pour mon anniversaire un baptême de chute libre dans la soufflerie d'Argenteuil.
Pour tous ceux qui veulent essayer la chute mais qui appréhendent de sauter d'un avion, c'est la solution idéale.


Dans un 2ème temps, collectivement nous offrons à un ami (Rom) un saut en tandem pour ses 30 ans.
Très comptant de son cadeau, il pose néanmoins une objection : "Je saute, si Dam saute aussi".
Je ne m'attendais pas à ça, mais au final ça ne m'a pas bouleversé plus que ça et j'ai saisi l'occasion.
C'est comme ça que le 17 octobre 2009, je me retrouve sur la drop zone de La Flèche pour mon 1er saut en tandem.
Une expérience incroyable...... No Comment...... c'est à vivre !
Comme toujours après un 1er saut, le moniteur demande : "Alors ?  prêt à recommencer ?"
Ma réponse a été : "Oui mais je pense que ce sera seul"
Suite à cette expérience nous voulions tous deux devenir parachutiste.
Il fallait maintenant trouver les moyens et le temps pour organiser cette formation.
C'est en mai 2012 que commence notre formation d'une semaine en "stage PAC".
Durant cette semaine, nous suivront des cours théoriques ainsi que de la mise en pratique, ce qui nous permettra d'être autonomes dès notre 7ème saut.

     La formation :
La veille du stage (dimanche soir), Rom monte du Mans avec Franck un ami qui se joint à nous pour cette aventure.
Tous contents de se retrouver, nous décidons de faire un resto pour fêter ça.
Lundi matin : mal aux cheveux, mais il faut se faire violence car la grande semaine commence et on nous attend sur la drop zone de Péronne.
1er jour ; formation théorique en salle, apprentissage des consignes de sécurité et des réflexes à acquérir.
La journée fût longue et intense avec des quantités d'informations à retenir.
Vers 17h quand on quitte enfin la salle et que l'on relâche la pression, on vient nous voir pour nous dire : "le premier saut c'est ce soir, allez vous inscrire à l'avionnage".
A ce moment-là, la pression monte d'un cran, et tout le monde ressort ses classeurs pour réviser.
     Le 1er saut : C'est maintenant mon tour, je suis accompagné de Manu et CG qui vont me coacher pendant le saut.
Avec du recul, il faut avouer que sur les 1er sauts on subit plus qu'autre chose.
La sensation est intense, pour la première fois on a plus personne dans le dos et c'est à nous d'ouvrir le parachute. Bien sûr les 2 moniteurs sont là et veillent au grain.
Saut N°1
(Insérer la vidéo GOPR1833)

Bon mon premier saut s'est bien passé, mais la soirée fût longue et riche en émotions.
Après moi un jeune d'une trentaine d'année qui avait suivi toute la journée la formation avec nous, fais également son premier saut, mais malheureusement pour lui ça se passe un peu moins bien.
En raison d'un vent un peu fort, le parachutiste se fait déporter va se vacher dans une forêt.
A 20h00 il se retrouve accroché à 20 mètres de haut dans un arbre et la petite plaisanterie se finira à 1h30 du matin hélitreuillé par les pompiers de Paris.

Plus de peur que de mal !!!

Après une nuit agité le lendemain matin, tout le monde a rapidement pris conscience de l'importance des cours de la veille !

Les cours, les sauts et les tentatives de pliage se sont succédés durant toute la semaine entre averses et éclaircie.
La progression est rapide, et le plaisir est croissant.
Nous attendions tous avec impatience le 7ème saut, qui fait de nous un parachutiste autonome.
Saut N°1
 
Saut N°2
 
Saut N°3
 
Saut N°4
 
Saut N°5
 
Saut N°6


Après ce  stage, j'étais enfin parachutiste.

 
Je visais maintenant le brevet A qui me sortirait de la catégorie "école".
Ce brevet s'obtient au bout du 15ème saut, ce qui fût juste une histoire de semaines.
J'ai ainsi enchaîné les sauts jusqu'au 30ème ou j'ai pu passer mon brevet B.
Ce brevet se valide avec un saut accompagné d'un moniteur au cours duquel on effectue diverses figures.
Malheureusement je n'ai pas la vidéo de ce saut, mais mon programme était le suivant :
Sortie Piqueur / rotation gauche / rotation droite / boule avant / boule arrière / tonneau gauche / tonneau droite / dérive.
Le 22 août 2012, mon brevet B est validé.
Je finirais cette première année de parachutisme avec quelques sauts de plus sur ce brevet.

Mars 2013. La saison reprend et je n'ai qu'une idée en tête passer mon B2 pour pouvoir sauter avec des amis et commencer le vol relatif.
Pour ce brevet je dois réaliser 8 sauts accompagnés d'un moniteur, le but étant de maîtriser sa position dans l'espace, savoir se déplacer et apponter un autre parachutiste en toute sécurité.

Saut N°36 : programme : sortie piqueur / avancer / reculer / apponter le moniteur / dérive.
 
Saut N°37 : programme : sortie flotteur / avancer / reculer / apponter le moniteur / gérer le taux de chute / dérive.
 
Saut N°38 : programme : sortie piqueur sans tenir le moniteur / appontage / gérer le taux de chute / dérive.
 
Saut N°39 : programme : sortie flotteur sans tenir le moniteur / appontage latéraux / gérer le taux de chute / dérive.
 
 
Saut N°40 : programme : sortie piqueur sans tenir le moniteur / appontage / gérer le taux de chute / déplacements latéraux / dérive.

Pour le moment je suis dans l'attente de pouvoir réaliser les 3 sauts qu'ils me manquent pour valider mon B2, mais la météo n'est pas très clémente.
 
Désolé, vous n'aurez pas la vidéo du saut N°6 que je n'ai pas pu récupérer, donc nous passons directement au saut 7 puis au dernier le N°8.
 
7eme saut du brevet B2
 
 
 8eme et dernier saut du brevet B2
 
 
 
 
 
 
Et voila! Je suis désormais en possession de mon B2.
A partir de maintenant j'ai le droit de pratiquer le vol relatif avec d'autres parachutistes.
 
 
Je vous fais partager une petite scession de soufflerie dans le le tunel d'Agenteuil.